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Violences en zone minière : « Les jeunes réclament l’emploi et ils refusent de se former », déplore Amadou Damaro

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Les incidents survenus à Kolaboui (Boké) ces dernières 24 heures et qui ont occasionné la mort d’un jeune, ont fait réagir le premier responsable du parlement guinéen.

Intervenant sur cette situation, Amadou Damaro Camara précise que ces violences sont enregistrées dans presque toutes les zones minières, parce que des jeunes de ces localités demandent de l’emploi, mais n’ont pas la formation requise. Et ces derniers prennent la rue comme leur seule voie de recours, indique-t-il.

« Je suis d’une zone minière. Malheureusement, nos jeunes croient que c’est dans la rue qu’ils peuvent tout avoir aujourd’hui. La moindre des choses, on casse. Il n’y a plus de structures de revendications, on commence par casser. Cette culture de la violence est devenue monnaie courante. Ces jeunes qui réclament à être recrutés alors qu’ils n’ont rien appris. Parce qu’ils sont de là-bas, ils souhaitent être recrutés à la place des ingénieurs qui doivent venir faire le travail. C’est ça la pratique dans toutes les zones minières : Siguiri, Kérouané, Kouroussa, Dinguiraye partout. Les jeunes réclament et ils refusent de se former », explique Amadou Damaro Camara, rapporté par Africaguinée.

Selon lui, entre l’offre d’emploi et la formation, il y a une inadéquation qui pose problème. Illustrant ses propos, le Président de l’assemblée nationale précise qu’« en 2016 sur 16.000 étudiants sortants des universités, seuls 150 ont fait mathématiques ».

« Sur les 16.000, beaucoup ont fait droit, sociologie, administration des Affaires, je ne sais de quelle affaire ? C’est vrai l’environnement, c’est l’affaire de tous, mais je crains que l’environnement soit leur préoccupation. C’est devenu souvent à des endroits des bandes organisées. On fait du bruit pour qu’on nous donne l’argent. On va consommer ça au thé ou dans les bars cafés et on revient encore. C’est un peu comme la campagne actuelle. Je vais à Kankan, je vais afficher les banderoles de l’UFDG. On s’inquiète et on va me donner de l’argent pour les faire descendre ou je fais du jaune à Labé. C’est absolument la même chose. C’est dommage pour nos jeunes qui croient que leur avenir c’est dans ces pratiques », souligne Amadou Damaro Camara.

Outre le jeune qui a été tué lundi et les nombreux cas de blessés, Kolaboui a également enregistré des dégâts matériels importants.

Mohamed Diawara

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