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Violences à Coyah : Une femme enceinte de 5 mois reçoit deux balles après « des tirs en rafale d’un militaire ».

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Suite aux restrictions imposées par le gouvernement guinéen dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, plusieurs points de contrôle ont été installés pour filter les entrées et sorties de la capitale Conakry épicentre du Covid-19. Celui de Friguiadi est une pilule que les populations de Coyah ont du mal à avaler.

Cette journée du mardi est émaillée de violences, toujours en cours d’ailleurs. Plusieurs citoyens ont été blessés par balles réelles « après qu’un membre des forces de l’ordre ait tiré en rafale sur les populations » selon des témoignages avec des images qui nous sont parvenues.

L’une des victimes est une femme en état de famille de 5 mois, du nom de N’nabinty Sylla, résidente à Maneyah. Elle a reçu deux balles, une sous le sein et une autre qui lui a frôlé le ventre, pendant qu’elle était assise dans sa chambre. Le militaire pointé du doigt était cagoulé au moment des faits. Il est posté au barrage de Friguiadi, où il a quitté, à pied et s’est mis à tirer en l’air (pour intimider les manifestants) avant d’arriver devant le domicile de la dame blessée selon des témoins oculaires. Le mari Daouda Bangoura que nous avons contacté, relate les faits.

Ce matin, j’étais à la maison, arrêté devant la porte et ma femme était assise dans ma chambre. J’ai vu un béret rouge au bord de la route. Il a tiré deux coups de fusil en direction de notre bâtiment. Soudain j’ai entendu les pleurs de ma femme. Quand j’ai accouru je l’ai vue en sang dans la chambre. Une balle l’a atteinte en bas du sein et n’est pas sortie. Une autre balle a frôlé son ventre. Et elle est enceinte entre 5 et 6 mois.

La victime est sous soins intensifs à l’hôpital préfectoral de Coyah. Elle vient de passer la radiographie et poursuit les autres examens. Elle est en attente d’un véhicule pour être évacuée à Conakry, nous a confié son époux Daouda.

Les autorités policières sont débordées et abandonnées à elles-mêmes selon dautres témoignages recueillis sur place! Des commissaires et commandants auraient demandé des renforts qui ne sont pas arrivés au moment où nous recueillions ces témoignages. Les forces de l’ordre sont retrancheés dans les quartiers, livrées aux populations, folles de rage.

Le commandant Lamine Soropogui de la brigade de gendarmerie aurait été lynché par des jeunes. Lui et un autre commissaire nommé Baldé seraient cachés et leurs services ont été détruits.

Nos tentatives pour faire réagir le préfet sont restées infructueuses. Nous y reviendrons.

Actujeune.com

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