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Traité de sujet de philosophie niveau Terminales : La peine de mort est-elle immorale ? (Par Kémo Mali Fofana)

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Dans ce sujet nous aurons à faire à un plan sujet question ou dialectique, ce qui demande necessairement un débat contradictoire et une synthèse. Techniquement : Une thèse pour définir la position des juristes d’abord.

Ensuite, une antithèse pour se pencher sur le point de vue des moralistes.

Et une synthèse pour l’inclusion ou la dialectisation. Bonne lecture! 

Aucune étude sérieuse n’a réussi à ce jour à prouver hors de tout doute que la peine de mort était dissuasive, Tout au contraire, la majorité des recherches sur le sujet démontrent que la peine de  mort, comme sanction, n’a jamais empêché une personne motivée à commettre une infraction criminelle de la perpétrer. D’où l’opposition entre les moralistes et les juristes au sujet de la peine capitale. Alors c’est quoi la peine de mort?

La condamnation à vie, à mort ou à perpétuité semble-t-elle être immorale?

La conscience n’en vaut-elle  pas mieux que la prison ?

Nous montrerons dans un plan dialectique que si les moralistes estiment que cette forme de sanction déshumanise davantage et elle n’est pas efficace, les juristes n’en trouvent  aucun autre moyen plus efficace que la sanction pareille (peine de mort).

 Parlant de la peine de mort, ou encore la  peine capitale cela relève d’une problématique sérieuse et d’ordre actuel qui de plus en plus créé de bisbilles entre les observateurs et penseurs libres en effet, elle est une peine prévue par la loi consistant à exécuter une personne ayant été reconnue coupable d’une faute qualifiée de « crime capital ». La sentence est prononcée par l’institution judiciaire à l’issue d’un procès. En l’absence d’un procès, ou dans les cas où celui-ci n’est pas réalisé par une institution reconnue, on parle d’exécution sommaire, d’acte de vengeance ou de justice privée, elle  est diversement considérée selon les époques et les régions géographiques prévue dans les textes de loi de 93 pays du monde, mais seuls 23 des 192 pays du globe ont procédé à des exécutions sevères en 2014.

Ainsi il y’a lieu de préciser que La peine de mort est injustifiable. Elle est inhumaine, inefficace et irrévocable elle est immorale c’est pourquoi Amnesty International s’engage dans le monde entier et sans exception pour son abolition.

La Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît à chacun·(e) le droit à la vie et ajoute que : «Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». La peine de mort viole ces droits humains fondamentaux. Tuer ne se justifie jamais, même lorsqu’on suit les ordres d’un État. Un Etat ne peut à la fois interdire le fait de tuer tout en le pratiquant lui-même. Les normes internationales relatives aux droits humains se situent au-dessus du droit national. D’ailleurs moralement cela est inadmissible et inconcevable dans la mesure où, nous constatons automatiquement qu’en condamnant une personne à mort ce dernier aura été enterré à l’immédiat puisqu’il ne pourra plus être considéré comme un élément de la société capable de se mettre à notre service ou nous apporté quoi que ce soit, elle devient de plus en plus mauvaise et criminelle et pourtant en lui laissant avec sa conscience il pouvait se corriger et se repentir s’il faut essayer de changer avec les reproches de sa conscience, au lieu de condamner les effets de l’action immorale, intéressons nous plutôt aux causes qui provoquent les effets, le voleur peut ne pas être voleur tout comme l’assassin peut ne pas paraître comme nous le passons de lui. 

Plusieurs exemples tengibles peuvent en illustrer :

Nombreux sont ceux qui ont été des criminels assassins et qui ont même participé aux mouvements de rébellion de 1993 à 2000  au Liberia comme mosquito un des  chef-assaillant, Hélène Johnson sherlieff une des traffiquantes  d’arme de guerre utilisées par les rebelles pour semer la terreur horrible dans ce pays proche de nous, mais après tous les États généraux qui ont vallu des excuses publiques de tous les acteurs impliqués au près des victimes pour faire de la réconciliation une réalité dans ce pays  ,ces derniers ont tous juré de servir désormais ce pays et finalement l’un était devenu un prêtre dans une maison de Dieu pour servir les fidèls croyants et l’autre a prit les destinées du pays quelques années après, au delà de services   loyaux rendus à la nation, après ses mandats elle a rendu le pays sans aucune effusion de sang quelconque, si elle avait été tuée pour son implication d’une manière ou d’une autre aux homicides antérieures que pouvait-elle apporter au pays qui était en manque de tout? Nous oserons dire que rien  absolument , c’est pourquoi en lisant le dernier condamné de Victor Hugo nous serons stupéfait de l’histoire tragique et pathétique de Jean val Jean, qui malgré qu’il était réputé de ses actes immoraux en l’accordant une chance est devenu le nouvel homme que nul ne pouvait en deviner, ah! Cela nous pousse d’aller se pencher sur cette maxime automatiquement  de Emmanuel Kant qui dira « En morale le meilleur juge c’est la conscience » et l’auteur Victor Hugo lui-même affirmera que « Jeter une peine irrévocable sur une conscience qui peut se corriger et se repentir sur un être auquel il reste une étincelle de vie morale si faible soit elle c’est la même chose identiquement enterré un homme vivant ».

Cependant si les moralistes militent en faveur de la conscience pensant que celle-ci suffit ardemment pour changer une personne immorale en occultant la peine capitale dans le changement de comportement des individus dans la vie sociale, c’est là le point de cloche de cette opposition doctrinale ,puisque pour  les juristes contrairement aux premiers,  dans la vie sociale les crimes sont toujours  récurrents et deviennent de plus en plus des faits de société qui touchent tout le monde d’un sens ou un autre, de ces actes immoraux le plus souvent nous avons: Des massacres, des génocides,  la xonopbhobie, les braquages… ces actions immorales causées par les délinquants de droits communs le plus souvent, s’imbibent dans ces actions sans vergogne, pour punir ces comportements inacceptables et nuisibles l’Etat à travers l’appareil judiciaire engage une ou des actions publiques pour réprimer ou amener les auteurs à se reprocher tout en envoyant une alerte aux autres qui voulaient agir dans le même sens de rompre avec des agissements de ce genre qui sont d’une  conséquence immesurable  pour toute la société. En portant un regard croisé sur les attitudes malsaines de Bosko tangada de Hitler, Mussolini, franco, idi amine dada, Mugabé et Boko Haram qui ont semé la terreur dans États  respectifs, seules les portes des prisons avec des peines lourdes comme celle du jour  qui peuvent finalement sanctionner l’un de ses acteurs à la hauteur de l’acte commis. Qu’est-ce qui est plus loyal qu’en faisant cela? Nous n’en trouvons pas encore en toute sincérité. Au Cuba  par exemple  la présence de Guantanamo a bien réduit les assassinats arbitraires dans la zone qui se passaient chaque 2h sur 12 dans les années 1950, Comme pour dire que la prison et la peine de mort malgré tout le caractère cynique et le regard négatif que les uns ont sur elles, nous aident quand-même non seulement punir d’autres personnes immorales naturellement pour soulager les parents des victimes, mais surtout sauver la société entière.

 Alors, il faut admettre de cette contradiction que la peine de mort est aussi comme un couteau à double tranchant.

 Au regard de tout ce qui précède, force est de retenir que moralement il est totalement inadmissible d’ôter la vie de la personne qui a ôté la vie d’autrui en la gardant en prison où il devient plus dangereuse d’ailleurs, mais puisque d’autres hommes sont naturellement des inconscienceux qui ne sont pas prêts à changer d’attitude  pour eux, on ne trouve aucune forme de punition qui soit meilleure ou indispensable que cette peine capitale dans ce cas.

Face à un tel sujet instructif et riche nous ne pouvons vraiment trouver la plume pour l’étoffer parfaitement, mais en voici notre humble apport, qu’il en soit accepté et amendé, seulement qu’il y a encore une autre question qui nous taraude l’esprit qui est la suivante:

Sans la prison aujourd’hui comme moyen de pression ou de punition pour une génération comme la nôtre, peut-on dire que la terre deviendra invivable?

Alors, il est permis d’en mûrir minutieusement et répondre là question à sa juste valeur.

Kémo Mali Fofana alias Bossuet.
Enseignant – Professeur de Philosophie

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