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MOTO TAXI : UNE ALTERNATIVE AU CHOMAGE DES JEUNES A DUBREKA

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La pratique de taxi-moto se veut une alternative au grand chômage dans la commune urbaine de Dubréka. Plusieurs jeunes de cette ville périphérique de Conakry s’adonnent à cette activité du secteur informel. Les profils attirés par la conduite des engins à deux roues varient entre élèves, étudiants, diplômés sans emploi.

Située à 32 km de Conakry sur la route de Boké, La préfecture de Dubréka brille par la jeunesse de sa population. Cette catégorie sociale importante a choisi la pratique de taxi moto comme secteur de prédilection lui permettant ainsi de gagner dignement sa vie. 

Une opportunité de joindre les deux bouts

Mamadou Djouldé Barry élève en 12ème sciences sociales assure certaines de ses dépenses grâce à sa moto. « Quand je quitte l’école au lieu de perdre mon temps sous les manguiers dans le quartier ou dans des bars à boire du thé, je préfère venir me débrouiller ici pour préparer mon avenir et cela ne m’empêche pas de suivre mes cours. En accumulant un fonds avant la fin de mes études, je pourrai lancer ma propre entreprise.» espère-t-il.

Les taxis motos n’ont pas seulement contribué à réduire le chômage, ils facilitent également le déplacement des citoyens dans la ville. Ils se présentent en moyen sûr pour se frayer un chemin dans les embouteillages comme l’explique Alsény Fofana, un usager de taxi moto: « Quand tu as besoin d’eux, il suffit tout simplement de les appeler. Vous négociez ensemble le prix et ils t’enverront jusqu’à ta destination. »

Un secteur organisé par les acteurs eux-mêmes

Pour éradiquer le vol des motos qui prend une ampleur inquiétante mais aussi atténuer les accidents souvent fatals, le syndicat des motards de Dubréka a réglementé cette activité à travers une convention signée par les conducteurs eux-mêmes. 

Mohamed Camara est chef de ligne dans le quartier Kenendé : « Si on prend un taximètre qui ne porte pas un casque, on lui fait payer dix mille francs d’amende. Il paye la même somme s’il ne porte pas de gilet ou de chaussure fermées. On fait cela pour savoir qui travaille dans notre zone. Celui qui ne se conforme pas à toutes ces règles n’est pas considéré comme taximan. Nous le sanctionnons immédiatement. Tout cela, parce qu’il y’a trop de banditisme ici. Même tout récemment on a un ami qui vient de perdre sa moto.»

Une star du domaine consciente tout de même des dangers encourus 

Alhassane Mouké Camara est un célèbre conducteur de taxi moto dans la zone. Il se fait d’ailleurs appeler par les enfants « moto messi ». C’est un jeune qui a appris à conduire la moto depuis son enfance. Malgré sa maîtrise de l’engin, il est tout de même conscient des risques qui y sont liés : « Je peux conduire la moto en étant arrêté là-dessus. Je peux également faire coucher sa tête tout en jouant avec et puis les gens applaudissent pour moi. C’est pourquoi les enfants me nomment Moto Messi. Et puis, je n’ai pas peur de la moto. Puisque si tu es assis sur un engin roulant, tu n’auras qu’un seul choix, sois tu meurs ou tu survis. On m’invite dans des campagnes, des mariages je fais des escortes, je fais plusieurs sortes de démonstrations. »

A l’instar de la ville de Dubréka, plusieurs jeunes des autres préfectures de la Guinée, notamment ceux de Kindia jettent leur dévolu sur cette activité qu’ils considèrent comme un moyen de subsistance.

Bangaly

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