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Le SLECG reste droit dans ses bottes et exige la libération sans condition de ses camarades.

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« Pas question de négocier tant que les syndicalistes interpellés et déférés à la maison centrale de Conakry, ne sont pas libérés ». Telle est la dernière décision du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée. Une situation qui risque d’enliser davantage la crise qui mine le secteur éducatif guinéen.

Un espoir déchu

Avec cette première ouverture d’un couloir de négociations à la bourse du travail, le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée avait la volonté de trouver un compromis avec le gouvernement, pour sortir de la crise qui frappe de plein fouet l’école guinéenne, explique Mamadou Aliou Sall, secrétaire à la syndicalisation du bureau exécutif national du SLECG. « Ils nous ont demandé et on a reçu la lettre le samedi. Tellement nous-mêmes on a respecté, l’USTG s’est retrouvée le samedi et le SLECG s’est retrouvé le dimanche. On a choisi les gens qui doivent aller participer et répondre à cet appel. On est parti en grand nombre », a-t-il indiqué.

L’exigence d’une libération sans condition 

Au cours des discussions, le syndicat avait une seule condition à poser: La libéreration des neuf syndicalistes arrêtés lors de la première journée de grève le 9 janvier dernier. « On a dit ce qu’on va faire, le SLECG s’engage, la partie gouvernementale s’engage et l’USTG s’engage à utiliser tous les moyens pour libérer nos collègues pour qu’on continue. Quand ils ont vu que le SLECG veut réellement négocier pour ne pas pénaliser les enfants, ils ont dit: si on suit le SLECG dans ça, on va libérer ceux qui sont en prison. Pour les empêcher de venir continuer les négociations le lendemain, alors kidnappons les autres. Et c’est ce qui fut fait » témoigne ce syndicaliste.

Alors plus de place pour les négociations, martèle Mohamed Franc Bangoura, membre de la cellule de communication du SLECG. « Tant que nos camarades ne sont pas libérés, y a pas de négociation. Tant que nos amis ne sont pas libérés, la grève continue>> 

Le film de l’arrestattion

« Nous venions de la négociation, général Portos et Amara Mansa, étaient à moto. Ils revenaient de la ville, au marché Niger, un Pick-up vient les percuter. Et ces policiers étaient cagoulés. Dès que nos camarades sont tombés, ils sont venus les masques de cagoules encore », s’indigne Mamadou Aliou Sall.

Amara Mansa Doumbouya et Abdoulaye portos Diallo, tous, responsables du bureau exécutif national du SLECG ont été déférés à la maison centrale de Conakry dans l’immédiat. Et le Secrétaire général du même syndicat à Boffa serait recherché par les forces de l’ordre déguisées en civile selon nos informations.

Ils sont au total 11 syndicalistes arrêtés dans les rangs du SLECG et leur procès à débuté le jeudi, 16 janvier 2020, au tribunal de première instance Mafanco.

Yam’s

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