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« La Guinée est dans une pente très critique », prévient Bah Oury

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Invité dans l’émission les Grandes Gueules d’Espace FM, ce mardi 22 septembre, Bah Oury, l’un des opposants au troisième mandat d’Alpha Condé, s’est exprimé sur le contexte socio-politique actuel guinéen.

D’entrée de jeu, le leader a tenu à alerter sur l’état actuel du pays. Pour lui, « la Guinée est dans une pente très critique ».

« Le cadre politique est complètement corrompu et si nous continuons comme ça, ne nous bernons pas, ce qui est arrivé à d’autres pays comme la République centrafricaine, comme le Mali qui est dans un contexte presque d’ingouvernabilité, je ne parle même pas de la Somalie, nous risquons d’amener notre pays dans cette situation », alerte t-il.

Parlant du combat qu’il mène au sein du FNDC avec certains leaders, Bah Oury souligne que cette lutte est celle de tout guinéen épris de changement.

« Le combat qui est en train d’être mené n’est pas simplement changer celui qui est sur le fauteuil présidentiel pour mettre quelqu’un d’autre. Il faut changer la manière de gouverner pour apporter un mieux en terme de gouvernance, à l’écrasante majorité de la population qui croupit dans la misère. Donner un sens à la vie de ces jeunes, qui se disent qu’est-ce qu’ils vont devenir. Parce que sinon nous avons des crises que nous avons accumulé et la crise qui va intervenir plus rapidement possible au lendemain de ce processus politique, c’est la crise migratoire pour beaucoup de nos jeunes », précise t-il.

Bah Oury est convaincu que la Guinée est en retard en terme de développement. Le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG), impute la responsabilité à ceux qui dirigent et à ceux qui ont dirigé.

« Il y a une urgence à ce que la gouvernance dans ce pays change en profondeur. Parce que les gens en ont assez, ils ont beaucoup donné, ils ne voient rien que de fausses promesses, que des situations inadmissibles. Pour un pays qui était premier de l’Afrique de l’ouest et aujourd’hui nous sommes les derniers. Aucun d’entre nous, que vous soyez du pouvoir ou de l’opposition ou neutre, si vous sortez de ce pays vous êtes regardé avec un peu de mépris en se disant regardé les gens là ils ont un pays magnifique, ils sont incapable de le faire avancer. Ils se tiraillent toujours entre qui va s’asseoir sur le fauteuil présidentiel, c’est minable et c’est une honte pour nous », se désole l’ancien ministre de la réconciliation nationale.

Mohamed Diawara

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