Actualités

Guinée : La justice refuse aux avocats des manifestants tués, l’accès aux rapports d’autopsie des victimes

0

Les tueries lors des manifestations ont longtemps fait l’objet de houleux débats, sans qu’aucune solution n’y soit trouvée malheureusement. La justice dit souvent avoir ouvert des enquêtes, mais les 99% restent jusqu’ici, sans suite.

C’est dans cette atmosphère de désespoir que Maître Thierno Souleymane Baldé, membre du collectif d’avocats des victimes des manifestations, dénonce le refus de la justice guinéenne d’autoriser leur accès aux rapports d’autopsie. Il fait part de son incompréhension de cette décision au micro de mosaiqueguinee.com

« La justice nous refuse l’accès aux rapports d’autopsie des manifestants tués. Pourtant,il n’y a aucun argument qu’on peut utiliser pour empêcher à l’avocat l’accès à un document aussi précieux dans un dossier criminel. Mais si l’avocat divulgue les informations, il peut-être soumis aux mêmes sanctions que tout le monde parce que toutes les parties au procès sont liées à l’obligation de confidentialité au niveau des informations du juge d’instruction même le procureur, c’est de façon très limitée qu’il peut communiquer sur certains aspects de l’information ».

Cette volonté obéit-elle aux règles de l’instruction judiciaire?

Non! Selon l’avocat et éminent juriste Maître Mohamed Traoré. C’est un refus de voir éclater la vérité et une entrave au travail de la défense, déplore-t-il.

« Il n’y a aucune raison juridique à cela. C’est juste une volonté d’entraver le travail de la défense et d’empêcher les parents de savoir comment les victimes sont décédées. C’est un droit pour les avocats, pour les familles de victimes et leurs avocats d’avoir accès aux rapports d’autopsie. »

Poursuivant, il ajoute ce qui suit : « Ce n’est pas normal que ce soit des autorités politiques ou administratives qui évoquent les conclusions de ces rapports dans la presse. Les familles des victimes et leurs avocats doivent être au même niveau d’information relativement à ces rapports. »

Plus de deux cents personnes sont mortes ces dix dernières années lors des protestations politiques et sociales. Des enquêtes judiciaires ont été déclenchées sans qu’elles n’aboutissent à quoi que ce soit de concluant. Beaucoup de proches des victimes se sont d’ailleurs résignés et s’en sont remis à la justice divine.

Daraba

Takana Zion s’en prend sévèrement à Alpha Condé : « Nous ne pouvons pas te soutenir dans le mensonge…»

Previous article

Aéroport international de Conakry : Un trafiquant de cocaïne nigérian épinglé par les services anti drogue

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

More in Actualités